Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 03:53

Bonjour à tous,

Nous revoilà pour les nouvelles. Les choses ont beaucoup avancées depuis notre dernier article. Tout d’abord, après avoir travaillé d’arrache pied, nous avons pu acheter un nouveau moyen de locomotion : une Toyota Corolla de 1990 !! L’aménagement n’a rien de comparable avec notre défunt Pastaga, pas de lit ni de placards ou encore de frigo mais une mécanique plus sûre. Cela nous aura bien servi car cet article va porter sur une avancée de plus de 7000 km, bouclée en à peine un mois.

             En premier lieu, le départ de Palm Cove fut rempli d’émotion car nous avons laissé derrière nous une bande de copain que nous côtoyions depuis 2 mois. Une belle page de notre voyage se tournait.



Quelques uns manquent à l’appel


De tous ces camarades, 3 supers nanas nous ont rejoints pour continuer l’aventure.



De gauche à droite : Anne-Sophie, Alexandrine et Carole


Premier objectif : direction le centre du pays pour admirer entre autre, le célèbre Ayers Rock dans le Uluru - Kata Tjuta National Park. Un trajet de plus de 2500 km nous attendait.  

          Pour commencer, nous avons traversé une région vallonnée aux pâturages verts et dorés, peuplés principalement de bovins.



Région de Tableland


Nous avons pu profiter de conditions optimales de voyage : journées chaudes, nuits presque froides, lacs et cascades pour se rafraichir et randonnées ombragées pour se dégourdir les jambes.

 



Zillie Falls



Curtain Fig Tree



Malgré tout, le confort du van perdu, certaines nuits furent un peu plus difficiles.



No comment…


Cette région dépassée, la route a fait place à un paysage beaucoup plus désertique et monotone.



On est seul au monde !!!!

Seuls quelques « road trains » (camions gigantesques de plus de 50 m de long) ont agrémenté notre route.




Heureusement, Nicolas était toujours partant pour un petit air d’encouragement.


« Oh la cabane au fond du jardin… »


Nous touchions au but alors que la chaleur se faisait de plus en plus ressentir. Et par un beau matin, l’Ayers Rock nous est apparu et  nous a montré toute son originalité et ses couleurs. Un immense rocher sorti de nulle part d’environ 350 m de hauteur et 3,6 km de long. Sachant que sa partie visible ne représente qu’un tiers de cette masse… Le paysage change de façon spectaculaire avec la lumière. L’après-midi, la roche prend des tons ocre-brun, striés et piquetés par les ombres. Au crépuscule, elle devient orange éclatant, puis passe par une gamme de rouges de plus en plus profonds avant de virer au noir. Ce rocher est à l’origine un haut lieu sacré pour les aborigènes. Malheureusement, beaucoup d’hypocrisie entoure cet élément naturel. Tout d’abord, l’état Australien loue aux aborigènes les terres recueillant ce fameux rocher, il a du coup la main mise sur ce qui s’y passe. Le lieu a été transformé en un complexe touristique de masse, les prix pratiqués sont exorbitants. Le respect des croyances aborigènes est pour notre part limité. Par exemple, gravir le rocher constitue une offense pour les aborigènes. Or, l’Etat australien ne l’interdit pas même si certains panneaux expliquent la situation. Constat affligeant quand on sait le nombre d’interdictions qu’il peut exister dans les lieux publics australiens.



Lever de soleil



Avec un peu d’imagination, on se croirait presque sur la lune…

Lieu sacré que nous n’aurions pas dû prendre en photo. Pour notre défense, l’appareil n’était pas directement orienté vers le rocher ! Maudit reflet !


A quelques dizaines de kilomètres de l’Ayers Rock se dresse une autre merveille : les monts Olgas.




Cet étonnant regroupement de rochers arrondis forme de petites vallées et gorges. Une randonnée au sein de ces rochers nous a permis d’admirer des points de vue époustouflants.






« Dépêche-toi de prendre la photo, on a chaud !!! »

Un des fléaux de l’Australie, dont on parle très peu, était bien présent lors de notre marche : les mouches. Elles sont agaçantes, font un vacarme énorme vous empêchant de profiter du paysage et même parfois viennent se loger dans votre bouche, vos narines ou encore vos oreilles.



Faite les comptes…


Après en avoir terminé avec le parc national d’Uluru – Kata Tjuta, nous avons pris la direction d’un autre parc, celui de Kings Canyon. Comme son nom l’indique, nous nous sommes retrouvés dans un canyon formé de dômes de grès érodés au fil du temps par les intempéries. Les panoramas étaient une fois de plus somptueux.










                Le centre de L’Australie achevé, nous nous sommes remis en route vers le nord du pays, direction Darwin. Aux abords de cette charmante ville, se trouvent deux parcs nationaux (Kakadu et Litchfield) forts intéressants pour leurs lieux de baignades…avec présence de crocodiles ! La chaleur aidant (40°C avec un taux d’humidité pouvant dépasser 70%), nous avons pris les risques nécessaires pour nous rafraichir. Rassurez-vous, nous nous sommes baignés uniquement dans des endroits abritant, de temps à autre, des crocodiles inoffensifs pour l’homme (les « freshwater »), à condition de ne pas aller les titiller bien sûr ! En général, nous laissions partir les autres touristes devant, histoire qu’ils tâtent le terrain !!






« Où il est le croco, où il est ??!!! »


Nous avons quand même pu observer un autre type de crocodile nettement plus dangereux, le « saltwater ». Là, nous n’avons même pas essayé de toucher l’eau pour savoir si elle était bonne !






Saltwater de 4 m environ en pleine sieste


Autre particularité de ces parcs, la présence de termitières que nous pouvons qualifiés aisément d’hors normes ! Ce petit insecte, ressemblant à une fourmi, fait parti des meilleurs architectes du monde. Elles sont capables d’ériger des termitières de plus de 5 m avec des formes diverses et orientées en fonction du soleil pour créer une atmosphère viable au sein de la galerie par tout temps.

Certaines zones sont parsemées de ces termitières qui peuvent nous faire penser à des champs de stèles funéraires.



Termitière cathédrale



Champ de termitières magnétiques


              Notre arrivée à Darwin marque aussi un grand tournant de notre voyage. Pitou a décidé de partir conquérir une partie de l’Asie en solo : Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Laos et peut-être Chine. L’appel de nouvelles terres, de nouvelles culturelles a été plus fort que le territoire australien. Le voyage est capable de réveiller des envies insoupçonnées au départ.

Nous avons pris grand plaisir à voyager ensemble, notre amitié n’en a été que plus renforcée. Maintenant chacun va continuer sa route vers de nouveaux horizons, vers de nouvelles découvertes, vers de nouvelles envies. Pitou risque de manger beaucoup de riz, pendant que Jumbo continuera les Macdonald !

 

A très bientôt, on pense très fort à vous.


Pitou & Jumbo

Par Pitou - Publié dans : Cairns - Darwin - Communauté : images du monde
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